Monthly Archives: novembre 2014

Qui sommes-nous ?

Fédération Genevoise des Jardins Familiaux

Le jardin familial, entre ville et campagne…

 

La Fédération Genevoise des jardins familiaux est une association à but non lucratif qui gère plus de 2’000 parcelles de jardins familiaux répartis sur 25 groupements ou lotissements dans 16 communes du canton de Genève.

Elle est l’interlocutrice privilégiée auprès des collectivités publiques, des autorités cantonales et communales.

A la tête de la FGJF oeuvrent une équipe d’une douzaine de bénévoles regroupés au sein du comité central (CC).

Chacun des groupements est géré par un comité local composé également de bénévoles!

Pour nous contacter : contact

Buts de la FGJF

Fédération Genevoise des Jardins Familiaux

Le jardin familial, entre ville et campagne…

 

Buts de la fédération :

 

  • Promouvoir le développement du mouvement des jardins familiaux sur l’ensemble du canton de Genève.
  • Regrouper l’ensemble des jardins familiaux du canton afin de pouvoir défendre leurs intérêts auprès des collectivités privées et publiques afin d’assurer leur pérennité
  • Perfectionnement pratique des membres par l’organisation de conférences et de cours pratiques.
  • Promouvoir un jardinage respectueux de la Nature et de l’Environnement
  • Collaborer avec les autorités afin de trouver des solutions acceptables pour la relocation de jardins familiaux menacés par le développement urbain.

Pour de nombreux citadins, le jardin familial représente un espace de convivialité de plaisir et de liberté. L’amour de la Nature, du travail de la terre est une constante très forte qui n’est pas prête de s’éteindre.

AGCT – Association Genevoise du Coin de Terre

AGCT

 Association Genevoise du Coin de Terre

 

Adresse :           Rue du Village 62, 1214 Vernier
Téléphone :        022 782 02 92
Adresse e-mail : coindeterre@bluewin.ch
Présidente : Mme Suzanne OTZ
Nous avons le plaisir de vous présenter l’AGCT, association amie de notre Fédération !
 Suzanne OTZMme Suzanne OTZ, Présidente (Lors de l’assemblée FGJF 2010)

L’Association genevoise du Coin de terre a été créée en 1933 afin de promouvoir les jardins familiaux et d’offrir des habitations à une population à revenu modeste. Cette association s’inscrit dans le courant hygiéniste de la fin du XIXe siècle, qui veut améliorer les conditions d’existence de la population ouvrière en lui offrant un logement salubre. Le modèle de la cité-jardin, à l’instar de celles réalisées en Angleterre et en Allemagne, devait contribuer à changer son mode de vie.

Ainsi, la typologie du logement ouvrier est étudiée pour développer la vie familiale, renforcer la morale et concrétiser les théories hygiénistes de l’habitat social. Le jardin familial, corollaire de ces maisons, poursuit deux buts: offrir aux ouvriers une occupation saine et leur permettre d’améliorer leur alimentation. (extrait Ville GE PR-662)

L’AGCT est toujours très active dans le canton et gère plusieurs ensembles de villas et jardins. Elle s’est associée à la FGJF pour gérer en bonne entente 6 des groupements de jardins dont elle est propriétaire. Elle permet à plus de 400 familles de s’adonner aux plaisirs du jardinage et compte également plus de 440 membres propriétaires d’une villa ou d’un appartement.

Connexion vers le site internet de l’ Office International du Coin de Terre et des Jardins Familiaux a.s.b.l. en cliquant ici !

Bannière de la FGJF

DRAPEAU

 

 LOGO FGJF OFFICIEL

LA FGJF SE DOTE D’UNE BANNIERE !

 

Pour son 91ème anniversaire, la fédération genevoise des jardins familiaux s’est dotée d’un drapeau !

Le projet avait fait l’objet d’une « mise au concours » puis d’un vote sélectif et le résultat final a été présenté lors de l’assemblée des présidents et délégués 2012.

En adoptant ses propres « couleurs », la FGJF se donne un « coup de jeune » et marche fièrement vers son centenaire.

Merci à tous ceux qui ont participé à l’élaboration de ce logo, notamment à Mme Saskia DUARTE (vice-présidente FGJF) qui a eu à coeur de mener à bien ce projet !

 

POUR PASSER COMMANDE :

 

Vous pouvez commander un ou plusieurs drapeaux par message adressé à notre Fédération  en veillant à

– indiquer « A l’intention de Mme Jacqueline ANDRE-MERMOUD ».

– préciser le nombre de drapeau(x) et la (les) grandeur(s).

– à mentionner vos coordonnées (nom, adresse, tél.)

La responsable précitée vous contactera pour le mode de livraison et de paiement.

 

DIMENSIONS ET PRIX

 

Grand modèle   :   drapeau de 150cm x 150cm –    Frs 110.-

Modèle moyen   :   drapeau de 100cm x 100cm  –   Frs 90.-

Petit modèle      :   drapeau de    50cm  x  50cm  –  Frs 50.-

 

Envoyer un message en cliquant sur la rubrique « Contact ».

FGJF Historique

Fédération Genevoise des Jardins Familiaux

Le jardin familial, entre ville et campagne…

 

Historique des jardins familiaux genevois.

 

L’impulsion

C‘est au 14e siècle que l’on trouve la première trace de petits jardins potagers aux remparts de Genève. Ensuite, ce fut d’abord entre l’Arve et la plaine de Plainpalais que se sont établis les premiers exploitants de jardins provenant du Midi de la France, d’où ils avaient été chassés en 1570 et 1576.
Avec la révocation de l’Edit de Nantes (1685) une seconde vague d’immigrés huguenots vint s’installer à Genève, et nombreux furent ceux qui s’adonnèrent à la culture des légumes qu’ils plantaient à la Jonction après avoir mis en valeur ses terrains, chargés de sables et d’alluvions.
Il leur fallut par la suite endiguer les rives de l’Arve dont les crues, répétées par la fonte des neiges, causaient d’importants dégâts aux cultures. Les terrains mis en exploitation appartenaient à l’Hôpital ou à l’Hospice Général. Les plantations qui étaient alimentées avec de l’eau tirée du Rhône , avaient généralement quinze jours d’avance par rapport à celles arrosées avec l’eau de l’Arve, celle-ci étant plus froide vu sa provenance des glaciers du Mont-Blanc.

C’est ainsi que les genevois firent la connaissance du cardon et de l’artichaut.

La réputation qui auréolait les productions plainpalistaines repose, des siècles durant, sur ces dynasties de maraîchers qui surent imposer, bien au-delà de nos frontières, leurs graines et plantons sélectionnés. Ces maraîchers se constituèrent en corporation dénommée «Les Plantaporrêts». L’activité de ces cultivateurs se trouve symbolisée, dès 1892, sur les armoiries de la commune de Plainpalais : le Rhône et l’Arve y furent blasonnés ainsi qu’une bêche et un râteau passés en sautoir, une roue de puiserande et une arquebuse enfin, rappelant les occupations agricoles et militaires de la commune (des exercices de tir se déroulaient à la Coulouvrenière).

La disparition des jardins de Plainpalais
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Elle débuta vers 1850 avec le démantèlement des fortifications et l’extension de la Ville. Elle se poursuivit en 1896 lorsque les Autorités reprirent une partie des terrains pour l’organisation de l’Exposition Nationale.
Ce fut la fin des «Plantaporrêts», qui, ne désirant pas s’installer ailleurs, sur des terres moins légères et moins sablonneuses, se recyclèrent dans la banque ou l’industrie. D’un autre côté, la production indigène de légumes se ralentit, concurrencée par les importations croissantes que facilitait le rail.
 
Si les jardins plainpalistains cédèrent peu à peu du terrain aux constructions, d’autres se réveillèrent : les Acacias, la zone de la Praille; mais l’expansion des quartiers proches de la Ville contraignit les maraîchers à un nouveau déménagement du côté du bassin de l’Aire, de Perly, Plan-les-Ouates et Lully.

Distinction entre cultures maraîchères et jardins familiaux
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Il convient toutefois de distinguer les cultures maraîchères des jardins familiaux, cependant il semble judicieux de souligner l’intérêt constant que Genève a porté, depuis des siècles, à la production de légumes sur ses terres.
Les ancêtres de nos jardins familiaux actuels furent influencés par les jardins, qualifiés «d ’ouvriers», que l’abbé Lemire, fondateur à la fin du XIXe siècle de la « Ligue française du Coin de Terre et du Foyer », créa dans les Hauts-de-Seine (à Meaux, près de Paris) et qui se multiplièrent par la suite. Un événement dramatique va permettre à Genève d’augmenter le nombre de jardins ouvriers : le conflit armé de 1914. Le rationnement n’étant pas une solution définitive, il fallut songer à accroître la production nationale.
On s’y prit bien tard, mais la leçon sera retenue lorsqu’ils remettront «ça » en 1939. Le Conseiller fédéral Schultess, chef de l’Economie, se contenta d’édicter des ordonnances qui stipulaient que les terrains en friche ou insuffisamment exploités devaient être réquisitionnés pour y établir des jardins. Touchées par la mobilisation, sans caisse de compensation, des familles trouvèrent dans la petite culture un appoint non négligeable aux heures de repas et une occasion de soulager le budget familial. Enfin et surtout, le 15 novembre 1940, F.-T. Wahlen, alors chef de la section de la production agricole et de l’économie domestique de l’Office fédéral de guerre pour l’alimentation, présenta un plan qui porte son nom.

2’500 petits jardins mis à disposition par la Ville de Genève…


Ce furent ainsi plus de 2’500 petits jardins qui bénéficièrent des terrains qu’avait mis à disposition la Ville de Genève. Les parcelles, de 200 à 400 m2., étaient situées en territoire carougeois pour 40% d’entre elles. Des concours mis sur pied par les municipalités distinguaient les jardiniers les plus méritants. Il semble que le jardinage et le petit élevage étaient appréciés puisque bientôt plus de 4’000 jardinets furent recensés sur terre genevoise. Après le premier conflit mondial, de nombreuses parcelles disparurent mais d’autres naquirent tels les groupements du Pré-Chauvet, du Pont Butin ou du Pont de Lancy. En effet, la fin des hostilités fut fatale pour certains groupements. Ainsi, à cause de l’extension de la ville, plus de 50% des 48 groupements officiels recensés en 1945 disparurent (par exemple au Bachet de Pesay, à la Servette et à l’Aubépine). Parmi ceux-ci, 6 sont encore en activité (Avenir, la Bâtie, Bel’Essert, Bois-des-Frères, Bouchet et Villars). Ces suppressions témoignent d’une reprise de l’activité économique normalisée et par la mise en place d’infrastructures publiques dès le milieu des années cinquante, certains groupements urbains furent relogés en périphérie, comme par exemple le groupement de la Queue-d’Arve reformé partiellement à Perly, alors que d’autres disparurent complètement, laissant place entre autre au Centre Sportif des Vernets, au Port-Franc, au Cycle d’Orientation de Pinchat, à l’usine à gaz de Châtelaine etc.

La Normalisation.

Dès le 30 mars 1922, date de sa fondation, la F.G.J.F. se dénommait en fait Fédération Cantonale des Jardins Ouvriers (F.C.J.O.). Dès 1958, elle délaissa « cantonale » pour « genevoise », ceci pour mieux préciser l’espace contrôlé et se distinguer au niveau national. Quant au qualificatif « ouvriers », aux connotations péjoratives et surannées, il fut délaissé au profit de « familiaux », correspondant mieux à l’image que les responsables désiraient donner des jardins.

La pérennité des jardins familiaux, un exercice d’équilibre… 


Les promoteurs de jardins familiaux n’ont cessé de poursuivre leurs efforts visant à la stabilisation des groupements. Après les succès obtenus pendant la période 1956 -1967 avec la conclusion de baux à long terme, ils entendent renforcer leur position en présentant des nouvelles créations empreintes d’ordre et d’esthétique. Les comités ont envisagé leurs tâches avec plus de sérieux, la plupart des sociétaires ont soigné leur parcelle, assurés d’en avoir longtemps la jouissance. Les cabanes originelles, fagotées avec des matériaux de récupération, ont fait place à des chalets élaborés et dimensionnés, d’après des plans et des éléments agréés par la Police des Constructions.

A un jardin “utile”, enfant de la nécessité, a succédé un jardin dit “d’agrément”, royaume du loisir. Fini le temps où ce lopin de terre devait nourrir bien des familles nombreuse. De nos jours, on recherche plus l’originalité et la qualité que la quantité.

Le jardin “ouvrier” fait place au “jardin familial”
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Le jardin “ouvrier” genevois n’est plus que souvenir, le qualificatif de “familial” évoque mieux son authenticité actuelle. Aujourd’hui le manoeuvre ou l’employé n’a plus l’apanage d’une telle activité culturale. Ce type de loisir intéresse maintenant d’autres milieux sociaux.
Il est un moyen d’échapper au stress et une façon de montrer à nos enfants que la nature est merveilleuse et qu’elle doit avoir sa place dans notre monde d’ordinateurs et de robots.